Happy Women’s Day !

Le 8 mars, en France comme dans de nombreux pays, est célébrée la Journée internationale du droit des femmes. En apparence, une journée destinée à promouvoir les réduction des inégalités entre hommes et femmes.

La question que devrait soulever cette journée consiste à savoir si les femmes sont réellement à la recherche d’une égalité avec les hommes, ou s’il serait plus juste de parler d’équité.
On peut également se demander si les « quotas » de femmes dans certains domaines sont réellement un bienfait, et s’ils ne contribuent pas eux-mêmes à faire perdure le sentiment qu’employer une femme est une « obligation », donc n’est pas « logique ». Le fait est que de mon point de vue, ce n’est pas de cette manière que les mentalités changeront.

Je crois sincèrement que la journée de la femme ne correspond plus avec les objectifs de notre société. Bien qu’elle célèbre à juste titre les droits des femmes, cette journée spéciale présente ainsi les droits de la femme comme quelque chose de salutaire. Or, ces droits sont légitimes et logiques aujourd’hui, et c’est ainsi qu’il faut les faire percevoir par l’ensemble de notre société.

Bien entendu, tous les objectifs ne sont pas atteint dans ce domaine. Reste à savoir de quelle manière ils sont atteignables. Doit-on « forcer la main » en transformant les droits des femmes en sujet de discrimination positive, ou est-on prêt à croire en la progression logique de la mentalité de notre société, en faisant confiance aux nouvelles générations ?

Présidentielles : qui peut encore gagner le coeur (et le vote) des français ?

Quelques informations données à titre d’informations, pour que chacun puisse se forger son propre avis. N’hésitez pas à consulter le site du Conseil Constitutionnel.

FILLON, François : avec 1155 parrainages au 1er mars (voir site du conseil constitutionnel), il est pour l’instant le seul bénéficiant de suffisamment de parrainages pour être candidat à l’élection présidentielle.
Cependant, les élus le lâchent peu à peu et, même s’il tient le coup, la situation n’est pas très claire. Sera-t-il le candidat de la droite ? Que donnera sa mise en examen ? Nous le saurons surement très rapidement.
Ce qui est sûr, c’est que son programme est objectivement le plus dur, mais aussi celui qui offre le plus d’avenir à la France.

LE PEN, Marine : avec seulement 84 parrainages, il lui reste du chemin à parcourir d’ici le 17 mars. Déçus de François Hollande, déçus de droite et de l’affaire Fillon, convaincus et membres du FN, mais aussi curieux et contestataires, font de Marine le Pen la candidate favorite du 1er tour dans tous les sondages. Elle a une réelle chance d’accéder au second tour. Tout dépendra sûrement de qui seront ses adversaires.

MACRON, Emmanuel : 464 parrainages, il y est presque ! Et il touche le cœur de français. Jeune et différent, il s’impose notamment de par sa personnalité charismatique. En revanche, en publiant tard son projet, il a perdu des soutiens. En France, on ne gagne pas encore une élection simplement pour qui l’on est mais aussi sur un projet. Enfin du moins, je l’espère … Reste maintenant à mieux comprendre son projet, qui finalement n’est pas très loin de celui des autres candidats : reste à savoir si ce mixage est réellement intéressant pour la France.

HAMON, Benoît : on l’oublierait presque, caché derrière les affaires qui tourmentent les autres candidats. A s’en demander s’il n’y est pas un peu pour quelque chose … mais qu’importe, avec déjà 334 parrainages, il sera sûrement un candidat du premier tour. En revanche, défendant le bilan très difficile de François Hollande et ayant perdu un grand nombre de soutiens en faveur d’Emmanuel Macron, il semble avoir peu de chance d’accéder au second tour. Les sondages le place loin derrière les trois grands favoris.

MELENCHON, Jean-luc : candidat de la France Insoumise, il représente une voix importante sur la scène politique française de par sa proximité avec les ouvriers. Prônant la retraite à 60 ans, le retour aux 35h réelles, l’abrogation de la loi El Khomri et initiateur du protectionnisme solidaire pour les entreprises, il se fait entendre dans certains groupes. Son soutien sera sûrement utile au second tour s’il l’accorde à un candidat.

Quand à Nathalie Artaud, Nicolas Dupont-Aignan, Jacques Cheminade, Philippe Poutou et les autres, s’ils réussissent à être candidat, le report de leur voix jouera faiblement sur le résultat des élections présidentielles, mais sera tout de même important.

Greyball : l’aveu d’Uber, quelles conclusions ?

Avant tout, je tiens à rappeler malgré les polémiques et les accusations de mauvaises conditions de travail, qu’Uber a lancé un modèle économique innovant qui a bouleversé le marché et propose à presque n’importe qui, d’être son propre patron et de travailler quand on le souhaite. C’est une réelle aubaine, cette création d’emplois pour ceux qui étaient délaissés par l’Etat et ne trouvaient pas de travail.
Quant aux manifestations, selon les dires d’un représentant d’Uber dans un reportage LCI, elles n’exprimeraient l’avis que de 13% des chauffeurs.

Venons-en maintenant à « Greyball ». Uber a en effet avoué utiliser un logiciel dénommé Greyball, permettant d’éviter à ses chauffeurs d’être contrôlés par les autorités dans les villes où l’application est interdite. Ainsi, les courses commandées à proximité des bâtiments publics étaient ignorées. Par ailleurs, sur la carte certains véhicules n’apparaissaient pas tandis que d’autres apparaissaient alors qu’ils n’existent pas, afin de tromper la police.

La révélation de l’utilisation de ce logiciel est un coup porté à la société UBER. Tout comme les révélations sur des comportements sexistes de la société ou encore les manifestations de certains chauffeurs. Nous français, qui aimons profondément les scandales, en oublierions presque à quel point le service proposé est un concept particulièrement intéressant et dont bénéficient un grand nombre de personnes. Un tarif attractif et des caractéristiques qui permettent au consommateur une alternative aux taxis trop souvent de mauvaise humeur et chers. Par ailleurs, si les chauffeurs étaient si maltraités que les médias nous le disent, pourquoi continueraient-ils de travailler pour UBER ?

L’affaire Fillon : ce que nous devons tous en retenir

La présidentielle approche et l’affaire Fillon tourmente la droite mais également tout le peuple français. Qui doit-on croire ? Connaîtrons-nous un jour la vérité ?
Je n’ai pas la réponse à ces questions et, contrairement aux médias trop orientés, je n’ai pas la prétention de détenir la vérité. La justice suit son court, et c’est à elle (seule) de trancher.

La vraie question, celle que je vous invite à vous poser, ne porte pas sur Monsieur Fillon mais sur les conséquences de cette affaire et les séquelles à long terme que subit notre société française.

Le travail d’assistant parlementaire est mal défini, et le statut particulier de ces fonctionnaires du Parlement français mérite d’être aujourd’hui revu. Moralement, l’affaire Fillon peut choquer. Cependant, s’il s’avérait que rien n’est été illégal, peut-on reprocher à un homme d’avoir profité d’une faille du système ? Peut-on lui reprocher d’avoir été un jour comme nous tous, d’avoir saisi les opportunités qui s’offraient à lui ?

Une autre question est soulevée par cette affaire : l’Etat (quel qu’il soit) réussit-il à intervenir dans les affaires juridiques ? La séparation entre le pouvoir judiciaire et l’exécutif est-il toujours une réalité, et l’a-t-il seulement été un jour ?
Le rôle des médias et la couverture toujours très orientées des affaires politiques françaises participent activement à la création d’une sorte de pensée unique diffusée par les médias nationaux. A force d’entendre en boucle des informations, on fini par y croire sans même les vérifier, partant du principe que les journalistes ont bien fait leur boulot. Grosse erreur.

Pour rappel: la présomption d’innocence est un droit en France. La justice est la seule à avoir le droit de juger de la culpabilité d’une personne.